Lors d’un recrutement, moins d’une entreprise sur dix offre une égalité de traitement entre les candidats. Divers acteurs du monde du travail souhaitant que les règles du jeu soient respectées, l’État a mandaté l’Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH) pour créer le label Diversité, qui a vu le jour le 11septembre.
Ce nouveau label a pour but d’améliorer les politiques de recrutement des entreprises en imposant diversité et transparence. Ce cadre d’action aborde tous les domaines de la diversité: l’origine, les opinions politiques et religieuses, les orientations sexuelles, l’âge, le handicap...
Le processus de labellisation débute par la réponse à un cahier des charges comprenant six critères: l’engagement et la communication de l’entreprise sur ce sujet, l’implication des partenaires sociaux, l’équité dans le processus de recrutement, les actions citoyennes et l’évaluation des pratiques. Si l’audit de l’entreprise par l’Agence française de normalisation (AFNOR) se révèle positif, alors une commission composée de l’ANDRH, du patronat, des syndicats, d’experts et des représentants de l’État remet à l’entreprise le label Diversité pour une période de trois ans.
Toute entreprise peut demander le label Diversité. Dans les faits, ce sont les grands groupes – plus de quatre cents aujourd’hui – qui commencent à déposer leur demande de labellisation. Le label Diversité devrait les aider à valoriser leur engagement citoyen mais aussi à améliorer la cohésion sociale et la motivation de leurs salariés.
Amelie Van de Wynckele
Publié le 22.10.2008