L’éducation, la santé, l’action sociale, le service aux entreprises et le commerce soutiennent à eux seuls presque la moitié des emplois en France. C’est ce que révèle une récente étude du Journal du Net qui a décortiqué 16 grands secteurs d’activité.
La France compte 25,3 millions d’actifs. Mais depuis 1970, les fortunes sont diverses d’un secteur d’activité à l’autre.
Les gagnants. – Sans réelle surprise, l’éducation, la santé et l’action sociale engloutissent près de 19% de la population active (environ 4700000 emplois). L’action sociale, en triplant ses effectifs, est le secteur qui a progressé le plus. Le service aux entreprises, dont le travail temporaire est une des locomotives, a vu sa cote grimper à 2867916 salariés, tandis que le commerce avoisine les 900000 postes supplémentaires avec quelque 3332000 unités. L’administration (+843000), le service aux particuliers (hôtellerie, restauration, emplois à domicile) – qui a augmenté de 68% depuis 38 ans avec 2276000 emplois – les transports (+332000), les finances (+351000), ont aussi des raisons de positiver.
Les perdants. - La palme revient à l’agriculture, qui a perdu 2115000 emplois depuis 1970. Sa part dans la population active est passée de 15 à 4%! L’industrie n’est pas mieux lotie, en particulier le textile et la métallurgie qui représentent presque les deux tiers des 807898 retranchés du secteur des biens intermédiaires. Les biens de consommation (-670000 salariés) et d’équipement (-328326), l’énergie (-120000) et l’automobile (-75000), sont les autres secteurs touchés par l’érosion.
Le stable et l’instable. - L’agroalimentaire n’a guère évolué avec 550258 emplois (2,2% de la population active), soit seulement 12000 emplois supplémentaires depuis 1970. Quant à la construction, cyclique par nature, elle a bondi de 330000 emplois depuis 2000. Mais elle ne représente que 7,5% des actifs, contre 10,5% en 1970.
Olivier Pierson
Publié le 22.10.2008