Phase d’adaptation aux pratiques d’une entreprise, la période d’essai permet aussi à l’employeur d’apprécier les capacités de son nouveau salarié. Principale caractéristique: sa rupture ne donne droit à aucune compensation, sauf cas particuliers. Depuis la loi dite de « modernisation du marché du travail » promulguée le 25 juin 2008, les dispositions relatives à la rupture de la période d’essai ont évolué.
Droits et devoirs du salarié…
À tout moment, le salarié peut décider de mettre fin à sa période d’essai sans mentionner de motif particulier. Mais, désormais, il doit prévenir son employeur 48h avant son départ effectif. Un délai de 24h suffit lorsqu’il travaille depuis moins de huit jours dans l’entreprise.
… et de l’employeur
De la même manière, avancer un motif n’est pas nécessaire à l’employeur pour rompre la période d’essai. Mais pour prévenir le salarié de sa volonté de s’en séparer, le calendrier est plus contraignant. Le délai entre l’annonce et le départ effectif doit être au moins de :
Indemnités
Sauf disposition contraire stipulée dans une convention de branche ou d’entreprise, ni l’employeur, ni le salarié en CDD ou CDI n’ont l’obligation de dédommager l’autre partie.
Cas particuliers
Mathieu Prost
Publié le 12.09.2008