Mentir sur son CV pour décrocher un entretien peut parfois sembler tentant... Mais c'est sans compter sur la menace qui vous guette lors de la séance de questions préalable au recrutement. Les responsables RH ont toujours la faculté de repérer ces failles en recoupant les données de votre expérience, une seule solution : assumez et soyez fier de votre parcours !
Comme on dit, le mensonge est un vilain défaut. Mieux vaut tourner sept fois sa souris sur l'écran avant de se lancer dans la rédaction de son CV. En ces temps de crise financière, les emplois sont chers. Les places rares. Inutile de voir le job de ses rêves filer sous son nez pour cause de mensonge éhonté sur son parcours.
S'ils vous démasquent, les chasseurs de tête n'hésiteront pas à vous la trancher. Un stage qui se transforme en CDD, un emploi jeune en emploi tout court, six mois d'expérience en dix ans de bagage, et vous voilà à coups sûr grillé pour le poste.
Car s'il est facile de gonfler son CV sur papier, il est moins aisé face au recruteur de tenir un discours cohérent qui tienne la route. Ce dernier, s'il décèle la moindre incohérence, va sans pitié vous pousser à la faute. Une notion d'anglais qui s'est comme par enchantement transformée en anglais courant et voilà que vous n'êtes pas à l'abri d'une question technique dans la langue de Shakespeare. C'est là l'un des mensonges le plus courant mais aussi le plus facilement détectable.
Parmi les plus fréquents, il y a aussi le « bidouillage » des dates. Exemple : « emploi dans le secteur du BTP de 2009 à 2010, emploi d'ingénieur performance moteur de 2010 à 2011 ». En réalité, entre les deux emplois, vous avez passé plusieurs mois au chômage. Ce camouflage est connu des recruteurs qui au moindre doute n'auront aucun mal à le mettre à jour en faisant des allers et retours incessant sur votre CV. Ce qui ne manquera pas de vous déstabiliser et de vous acculer à l'aveu.
Vous pouvez aussi être tenté de vous donner le beau rôle. A la place de commercial, votre plume dérape et écrit : responsable marketing. Un titre usurpé qui risque de vous mettre à mal si vous tombez en entretien sur un recruteur qui va jouer à vous mettre en situation réelle de travail.
Les chasseurs de tête sont aguerris à la chasse aux mensonges. Et si ça ne suffisait pas, sachez qu'ils peuvent faire appel à des entreprises spécialisées dans la vérification des CV. Vos chances de passer entre les mailles du filet pour décrocher ce job s'amoindrissent d'autant. De plus, c'en est fini de votre réputation de candidat. Votre nom sera inscrit dans la « black-list » des entreprises et des cabinets de recrutement qui se communiquent ce genre d'information.
Alors pour éviter de devenir une bête noire du marché de l'emploi, vous pouvez de votre propre initiative faire valider et certifier votre CV par un organisme agréé pour un coût de 39 à 75 euros. Le prix de la transparence.