Les suicides attribués au stress au stress défrayent la chronique. Mais ce mal, qui tend dramatiquement à s'amplifier, ne date pas d'hier. Selon une enquête de la Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail, en 2005, 22 % des salariés européens souffrent de problèmes de santé liés au stress d'origine professionnelle.
Des données actualisées par un sondage ANACT-CSA réalisé en 2009 qui confirme la perception des salariés sur leur motivation professionnelle et leur ressenti de stress au travail. Quand on demande aux Français ce qui est le plus important pour eux dans leur travail, les Français citent sans surprise le niveau de rémunération à 53%.
Mais parmi les motivations, les conditions de travail progressent fortement et arrivent désormais en deuxième position citées par plus de la moitié des sondés (51%) et les relations avec les collègues sont plébiscitées à 92%.
Les relations avec la hiérarchie (80%), le climat social (73%), la reconnaissance (67%) bénéficient également de bons scores. Ces données laissent présager leur importance quand les choses ne se passent pas au mieux.
Le sondage ANACT met en évidence un point essentiel : le stress touche 4 salariés sur 10 ( dont 13% très stressés) et 60% attribuent ce stress à leur vie professionnelle.
Même si des clivages apparaissent entre les catégories professionnelles, entre les secteurs d'activité, le genre, le statut et l'âge des salariés, le stress touche l'ensemble des catégories de salariés ce qui tend à démontrer que personne n'échappe au risque d'altération de santé professionnelle.
Dans les catégories supérieures, le taux des personnes se déclarant stressées est en nette augmentation (57% des cadres supérieurs se disent stressés contre 41% de l'ensemble des salariés).
L'influence de l'organisation du travail sur le stress apparaît très affirmée : 40% des salariés répondent que l'organisation du travail génère du stress.
A la question de comment réagissez-vous quand vous êtes stressés par votre travail, 91% des salariés déclarent faire la part des choses/s'adapter au mieux à la situation et 76% disent se ressourcer dans des activités personnelles.
Les aides comme l'encadrement, les collectifs de travail, la médecine du travail sont des recours possibles, mais ils apparaissent en fin de liste. Lorsque les salariés se tournent vers la médecine, c'est vers le médecin traitant pour rechercher un soutien thérapeutique.
Source : Jobetic
www.jobetic.net
Publié le 23/10/09