Comment répondre aux questions pièges des recruteurs ?

L'entretien de recrutement se transforme souvent en course d'obstacles semée d'embûches et de pièges. Voici quelques recettes pour les éviter habilement.
Rencontrer enfin le recruteur pour lui présenter son expérience et ses compétences lors d'un entretien de recrutement, c'est bien. Mais la réalité s'avère plus complexe puisque le métier du recruteur consiste à faire une sélection entre des candidats dont les qualités sont indéniables.

Une des méthodes utilisées consiste à tenter de vous déstabiliser par des questions épineuses. Voici quelques conseils pour ne pas tomber dans leurs panneaux.

Il existe bien entendu une multitude de ces pièges. Voici deux types de questions fréquentes et les principes qui doivent guider vos réponses.

Quels sont vos points faibles ?

En règle générale, les demandeurs d’emploi cherchent à transformer un point négatif en point positif. « Je suis un bourreau de travail » est un exemple classique. Ce type de réponse peut toutefois donner l’impression d’avoir été préparée à l’avance ou sonner faux…

Une stratégie possible pour « parer » à cette question ? Parler plutôt de ses « points de vigilance », telles que des carences techniques et/ou relationnelles sur lesquelles on cherche à se perfectionner. Il s’agit là de faire une autocritique honnête et d’expliquer en toute humilité comment l’on travaille sur ces points pour les améliorer, ce qui montre une capacité de rebond !

Enfin, souligner aussi que l’on a su tirer des leçons des difficultés rencontrées sera une autre réponse appropriée… Un possible exemple vécu : « Pour surmonter mon appréhension à chaque présentation orale en public, je suis actuellement une formation de prise de parole en public ».

Combien de fois par jour les aiguilles d’une montre se chevauchent-elles ?

Face à ce type de question déconcertante, un seul mot d’ordre : ne pas se laisser envahir par le stress ! Le recruteur cherche simplement à tester le sens de l’analyse critique, et attend avant tout une réponse sincère et construite.

Selon l’interlocuteur rencontré, on pourra jouer sur l’humour ou retourner la question sans y répondre en disant par exemple, « Le temps n’est pas une obsession. Je ne regarde pas assez ma montre pour le savoir car je ne m’ennuie jamais. »

En tout état de cause, il s’agit de prendre le temps d’analyser la question, sans crainte de penser tout haut pour formuler une réponse logique. Même si l’on se trompe, les capacités de raisonnement qui transparaîtront pourront faire bonne impression sur le recruteur…

« Dans ce cas, c’est la capacité d’improvisation qui est « testée » car celle-ci est souvent précieuse dans un contexte professionnel… », souligne Fabrice Coudray, Directeur chez Robert Half International France.

Les principes énoncés ci-dessus sont applicables à toutes les questions qui pourraient à priori vous déstabiliser comme par exemple :

  • Dans votre poste précédent, qu’avez-vous apprécié le plus ? Le moins ?
  • Quels sont vos atouts face aux autres candidats ?
  • Votre parcours est trop qualifié pour ce poste. Qu’en pensez-vous ?
  • Etes-vous prêt à renoncer à certains avantages de votre précédent emploi pour le poste que nous proposons ?
  • Aimez-vous le risque ?
  • Comment gérez-vous le stress au travail ? Que faites-vous en cas d’urgence, de gros problème ?

Des questions dont vous devez préparer les réponses en fonction du poste, de l’entreprise et de l’offre d’emploi concernés.

Original link :http://www.stepstone.fr/Conseils-de-carriere/entretien-recrutement/comment-repondre-aux-questions-pieges-des-recruteurs.cfm

Articles qui pourraient vous intéresser