L’entreprise industrielle selon un jeune diplômé

Hélène Wignolle, diplômée de l'ISEN, nous livre son point de vue sur l'entreprise Industrielle.
Hélène Wignolle, diplômée de l'ISEN en septembre dernier, actuellement en poste chez PSA à Carrières -sous-Poissy dans un service qui s'occupe de la validation et la mise au point de la fonction Stop & Start*, revient sur son parcours et nous livre son point de vue sur l'entreprise industrielle.

Pourquoi avez-vous choisi d’intégrer l’ISEN ?

J’ai décidé d’intégrer l’ISEN après 2 année de classes préparatoires car j’étais attirée par le domaine de l’électronique mais je voulais une formation assez généraliste dans les domaines de hautes technologies afin de pouvoir, au cas où, démultiplier les options d’orientation.

Quelles options ou spécialités avez-vous choisies ? Pourquoi ?

J’ai choisi toutes les options techniques qui me permettraient de trouver un emploi dans le domaine automobile car je souhaitais intégrer une entreprise de ce secteur. Ces options étaient très orientées électronique car je désirais acquérir une base technique solide, condition sine qua non pour manager des équipes.

Combien de mois de stage avez-vous effectué en 2ème année et 3ème année ?

J’ai effectué 4 mois de stage en 2ème année du cursus ingénieur et 6 mois de stage en 3ème année. J’ai effectué mes deux stages chez PSA où je suis actuellement en poste.

Pourriez-vous décrire votre journée type, en quoi consiste-telle ?

Je n’ai pas de journée type, c’est ce qui me plait le plus d’ailleurs ! Je travaille à la mise en place et au développement des bancs d’essais pour mon service, mes missions dépendent des problèmes qui se posent au fil de l’eau. A titre d’exemple cela peut être la mise en place et/ou l’adaptation d’une configuration moteur pour les bancs ou la recette d’un banc… Lors de défaut sur un banc ou une configuration moteur cela consiste à être réactif et à avoir des contacts avec les fournisseurs et les collègues ayant des bancs similaires afin de converger vers une solution.

Quel est selon vous la valeur ajoutée du cursus de l’ISEN pour être embauché dans le secteur industriel ?

Une connaissance du monde de l’entreprise et des possibilités qu’il offre. On a les “pieds sur terre” en quittant l’ISEN : on sait ce dont on est capable et ce que l’on veut faire. Cela permet de savoir se vendre lors des entretiens tant au niveau des connaissances techniques que des compétences managériales.

Pourriez-vous donner votre définition de l’entreprise industrielle ?

La définition que je pourrais en donner c’est : donner vie à quelque chose de concret à travers des métiers divers et variés tout en ayant une infrastructure marketing, gestion etc…

Quelles sont les qualités de l’entreprise industrielle, sa valeur ajoutée par rapport aux autres entreprises ?

Ce que je préfère dans l’industrie c’est que l’on aborde tous les processus qui contribuent à la création d’un bien, avec en bout de chaîne quelque chose de concret et, dans mon cas, on voit ce que l’on fait dans la rue tous les jours. Ce n’est pas le cas dans toutes les entreprises.

L’entreprise industrielle est connotée masculine, mais est-ce vraiment le cas ? En tant que femme avez-vous facilement trouvé votre place dans ce monde à dominante masculine ?

Certes, dans l’industrie il y a beaucoup d’hommes, particulièrement dans l’automobile, peut-être encore plus dans mon domaine qui est la recherche et le développement. Mais je ne pense pas que cela soit un problème. Il faut dire que durant toutes mes études, j’ai eu l’habitude très tôt de n’être en contact qu’avec des hommes ou presque. Pour moi, cela ne pose aucun problème si l’on ne fait pas de différence entre travailler avec des hommes ou des femmes. Tant que l’on se donne à fond dans ce que l’on fait et que l’on cherche toujours à apprendre et à comprendre, personne ne fait de différence. Il ne faut pas avoir d’a priori sur l’industrie, on est au XXIe siècle, c’est comme partout, il faut savoir dire les choses et s’imposer quand c’est nécessaire.
J’avoue ne pas être une féministe dans l’âme et n’avoir jamais fait de différence entre homme et femme. Il faut savoir rire aux remarques de certains hommes et ne pas les prendre pour soi. L’humour est mon meilleur allié dans ces cas là!

*Le Stop and Start est une fonction dont la complexité est dans le calculateur moteur. Son travail consiste donc à mettre au point les environnements de simulation permettant de tester le calculateur moteur sur un banc HIL (Hardware In the Loop).
Original link :http://www.stepstone.fr/Conseils-de-carriere/temoignages/l-entreprise-industrielle-selon-un-jeune-diplome.cfm

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